Je n’avais pas vocation à écrire. Pourtant, une histoire s’est mise à me hanter, insistante, impossible à ignorer. Il fallait qu’elle prenne forme, qu’elle existe ailleurs que dans ma tête. L’écriture s’est imposée comme une évidence. Ce qui ne devait être qu’un simple livre a peu à peu pris de l’ampleur. L’intrigue s’est enrichie, des personnages ont émergé, porteurs de leurs forces, de leurs failles et de leurs contradictions. Sans que je m’en rende compte, un univers entier s’est construit, cohérent, vivant, autonome. Si le Cycle de Néom est pensé pour se déployer sur plusieurs tomes, son univers ne s’y limite pas. Il est destiné à accueillir d’autres récits, d’autres histoires, venant enrichir un monde plus vaste encore.
Néom est né de mes influences. Des œuvres qui m’ont marqué durablement et qui ont façonné mon imaginaire. Des récits où les mondes sont brisés, les sociétés sous tension, et où les personnages évoluent dans des environnements hostiles qui révèlent leur vraie nature. L’ampleur mythologique de Star Wars, la brutalité post-apocalyptique de Mad Max, et la critique sociale implacable de Hunger Games ont profondément nourri ma vision. J’y ai ajouté l’esthétique cyberpunk et la réflexion sur l’identité de Altered Carbon, la profondeur politique et philosophique de Dune, ainsi que la dimension humaine, presque intime, de la survie telle qu’elle est explorée dans The Walking Dead. Néom est la synthèse de ces influences : un monde futuriste dur et crédible, traversé par des luttes de pouvoir, des choix impossibles et des destins brisés. Un univers où la technologie ne sauve pas l’humanité, mais la met à l’épreuve.